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Comment obtenir le gel de son exclusion du chômage en tant qu’aidant proche ? 

Contexte 

Un.e aidant.e proche est une personne (membre de la famille, ami.e, voisin.e, …) qui apporte un soutien continu ou régulier à une personne ayant un déficit d’autonomie. Cette aide répond à des besoins spécifiques et est apportée en dehors d’un cadre professionnel ou d’un engagement bénévole. 

S’il existe aujourd’hui un statut légal qui vise à reconnaître les « aidants proches », peu de personnes ont entrepris les démarches pour avoir accès à ce statut, notamment parce qu’il n’ouvre, pour la plupart des aidants, qu’à une reconnaissance symbolique (voir ci-dessous pour le détail). Or, avec la réforme du chômage actuellement mise en place par le gouvernement fédéral, de nombreuses personnes dans cette situation se sont vu retirer leurs allocations de chômage qui constituaient leur seule source de revenu. Précisément parce que la charge de travail que nécessite l’aide apportée ne leur permet pas d’accéder à un emploi stable. Cette décision a donc généré une grande anxiété pour des dizaines de milliers de personnes face au risque important de précarisation généré par la réforme. Face à cela, Inclusion asbl et d’autres associations se sont mobilisées pour demander le gel de l’exclusion du chômage pour les aidants proches que le gouvernement a accepté sous certaines conditions. Ce sont ces conditions que nous détaillerons dans cette fiche, en expliquant (1) comment obtenir le statut d’aidant proche et (2) comment conserver ses droits au chômage grâce à ce statut.  

La reconnaissance du statut d’aidant proche 

Il existe aujourd’hui deux niveaux de reconnaissance légale pour le statut d’aidant proche. Une reconnaissance générale (1), et une reconnaissance qui ouvre à des droits sociaux (2). 

  1. La reconnaissance générale est à réaliser auprès de votre mutuelle. Il suffit d’une déclaration sur l’honneur signée par la personne aidante et par la personne aidée ; chaque mutuelle fournit son propre formulaire à remplir pour accéder à cette reconnaissance.

    Cette reconnaissance est symbolique, c’est-à-dire qu’elle n’ouvre pas l’accès à des droits spécifiques, mais elle permet de bénéficier de certaines aides ponctuelles en fonction de votre mutuelle (guidance, aide-ménagère, répit, etc.), ou de certains avantages en fonction de la commune où vous êtes domicilié. Par exemple, des accès au stationnement (la commune de Bruxelles met à disposition la carte riverain) ou des indemnités annuelles (environ 100€ à Etterbeek ou Woluwe-Saint-Pierre).

  2.  La reconnaissance qui ouvre à des droits sociaux permet de bénéficier de 3 mois de congés (ou 6 mois à temps partiel). Toutefois, pour accéder à ce droit, il faut que le niveau de dépendance de la personne aidée soit évaluée à minimum 12 points par la DGPH (impliquant soit 50h/mois soit 600h/an d’aide par l’aidant proche). Autrement dit, pour accéder à ce niveau de reconnaissance d’aidant proche, il faut au préalable avoir obtenu une reconnaissance de handicap d’au moins 12 points. Par ailleurs, pour bénéficier du congé en tant qu’aidant proche, il faut réitérer la demande chaque année (le renouvèlement pourra se faire tous les deux ans à partir du 1er juillet prochain).

    A partir du 1er juillet 2026, plusieurs changements interviennent :
    – Le congé passe de 3 mois temps plein à 6 mois à temps plein (ou 12 mois en mi-temps ou 30 mois en 4/5e)
    – Il sera possible de prendre le congé par semaine (et plus par mois)
    – La reconnaissance devra être renouvelée tous les 2 ans (et plus chaque année).

La réforme chômage : comment obtenir un gel de son exclusion ? 

Si vous êtes au chômage, vous pouvez faire une demande de « dispense de disponibilité » auprès de l’ONEM qui gèlera pour une durée limitée vos obligations liés au chômage. Cette dispense de disponibilité permet également de geler une éventuelle radiation du chômage due à la réforme actuelle (pour une durée de maximum 12 mois). Si vous êtes dans un rôle d’aidant proche, vous pouvez bénéficier d’un gel de cette, si votre situation correspond à au moins l’un de ces critères :

  •  La personne aidée est en soins palliatifs
  • La personne aidée est « gravement malade »
  • Vous êtes aidant proche d’un enfant en situation de handicap de moins de 21 ans
  • Vous êtes reconnus comme aidant proche bénéficiant de droits.
Il faut entrer la demande avant le 31 mai 2026 en vous adressant à votre organisme de paiement (votre syndicat ou bien la CAPAC si vous n’êtes pas syndiqué). Ces organismes vous accompagneront pour remplir le formulaire C90 pour enfin l’adresser à l’ONEM.   

Attention, le gel implique certaines contraintes qu’il faut connaître : 

  • Ce gel de l’exclusion du chômage ne donne un répit que de 12 mois. 
  • La dispense n’est valable que pour une seule personne aidante proche ; c’est-à-dire que si deux parents sont reconnus comme aidants proches de leur enfant, qu’ils sont tous les deux au chômage et qu’ils risquent tous les deux l’exclusion du chômage, seulement l’un des deux pourra bénéficier de la dispense. 

Vous trouverez des informations plus détaillées sur ces deux liens : 

 

Lancement de notre campagne d’information et de sensibilisation !

Contexte

En 2013, la Belgique a été condamnée par le Comité Européen des Droits Sociaux pour le manque de solutions adaptées aux personnes en situation de grande dépendance. Douze ans plus tard, la situation est loin de s’être améliorée. Plus de 5 000 personnes sont aujourd’hui sur liste d’attente – depuis parfois plus d’une décennie – pour obtenir une place en centre de jour ou d’hébergement, en Wallonie et à Bruxelles. Dans ce contexte, ce sont le plus souvent les familles qui prennent le relais et qui doivent pallier ce manque de réponses adaptées.

Nous en avons rencontré des dizaines cette année. Privées d’une solution adaptée à leurs besoins fondamentaux, elles s’enfoncent, pour beaucoup, dans le silence et l’isolement.
Pourtant, en plus des réponses institutionnelles classiques, des solutions alternatives existent (habitats inclusifs, budgets personnalisés, …) mais elles restent trop rares, mal soutenues, voire menacées par les pouvoirs publics.
Pendant ce temps, des milliers de familles se battent – et s’épuisent – au quotidien pour bricoler tant bien que mal des solutions pour leurs proches.

Notre action première

Ce 3 novembre, nous avons déposé des lettres écrites de la main de ces parents aux Parlements wallon et bruxellois, car nous demandons à nos responsables politiques d’enfin tenir leurs engagements et de mettre en place une vraie diversité de solutions pour les personnes en grande dépendance.

Pas demain.
Maintenant.
A Bruxelles.
En Wallonie.

Aidez-nous à faire entendre la voix de ceux que l’on n’entend pas !
Signez la pétition.

Je signe la pétition

Ils ont réagi

Notre colloque : « Quelles solutions à Bruxelles et en Wallonie pour les personnes de grande dépendance ? »

Notre colloque annuel qui a lieu le samedi 15 novembre 2025 à l’Aula Magna (Louvain-la-Neuve) avait pour intention de débattre de la thématique suivante :

« Quelles solutions à Bruxelles et en Wallonie pour les personnes de grande dépendance ? ».

Dans le cadre d’un panel participatif, 3 sous-thèmes ont été abordés durant de cette journée :

  1. Zéro personne sans solution : une utopie ?
  2. Institutions : faut-il la fermer pour garder sa place ?
  3. Quelles solutions alternatives dans un contexte économique tendu ?

Programme complet

Vous n’avez pas pu être présent le jour du colloque ? Vous y étiez mais vous avez raté des infos ?
>> (Re)découvrez les différents moments de cette journée en audio ! 

Dans la presse

 

Cette page sera régulièrement mise à jour.

SAVE THE DATE – Notre colloque annuel sera le 15/11/25 à LLN

Nous avons le plaisir de vous inviter à notre colloque annuel qui aura lieu le samedi 15 novembre 2025 à l’Aula Magna (Louvain-la-Neuve) pour débattre de la thématique suivante :

« Quelles solutions à Bruxelles et en Wallonie pour les personnes de grande dépendance ? ».

 

Dans le cadre de panel participatif, 3 sous-thèmes seront abordés durant de cette journée :

  1. Zéro personne sans solution : une utopie ?
  2. Institutions : faut-il la fermer pour garder sa place ?
  3. Quelles solutions alternatives dans un contexte économique tendu ?

 

Ce colloque se veut participatif. Pour poser des questions qui dérangent, parfois, mais toujours dans une perspective constructive afin de faire avancer le débat d’idées. Nous verrons d’ailleurs avec Michel Dupuis, philosophe et professeur ordinaire à l’UCL, que les conflits, à certaines conditions, peuvent être très féconds.

 

Programme 

Découvrez le programme en cliquant >>ici<<

 

Infos pratiques

Venir en train :
La salle se situe à 450 m de la gare de Louvain-La-Neuve.

Venir en voiture :
Un grand parking est disponible devant la salle le Foyer du Lac à l’Aula Magna.

Accès PMR :
Tous les espaces réservés au colloque sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.

 

Inscriptions

Réservez votre place

 

Tarifs (lunch inclus)

Gratuit pour les familles et les professionnels membres d’Inclusion asbl (individuellement)

50€ pour les professionnels non-membres d’Inclusion asbl

 

Nous espérons vous y retrouver nombreuses et nombreux.

Donnez, vous aussi, votre avis sur les pôles territoriaux !

La Fédération Wallonie-Bruxelles est actuellement en train de réaliser une évaluation des Pôles territoriaux.

Et devinez quoi?
Elle n’a pas estimé nécessaire d’interroger les premiers bénéficiaires de ce dispositif, à savoir les élèves et leurs familles. Une fois de plus, c’est aux familles de prendre le relais! Responsabilité que nous allons donc prendre – en attenant un sursaut de Madame Glatigny et son administration – pour ne pas manquer l’occasion de faire entendre la voix des familles!

Vous êtes parent d’un enfant en situation de handicap intellectuel actuellement scolarisé dans l’enseignement ordinaire ou dans l’enseignement spécialisé avec un (futur) projet d’intégration ? N’hésitez pas à prendre quelques minutes pour répondre à ce questionnaire pour nous permettre de formuler des recommandations afin d’améliorer les dispositifs existants.

 

Répondre au questionnaire

Rembourser la logopédie, quel que soit le QI !

Rembourser la logopédie, quel que soit le QI? Franckie, dis-nous oui !

Ce mardi 6 février 2024, en commission fédérale de la santé, la députée Catherine Fonck a proposé un amendement dans un projet de loi portant des dispositions diverses en matière de santé. Cet amendement suggère de supprimer la limitation de QI pour que tous les enfants puissent bénéficier d’un remboursement de la logopédie. Sans surprise, le ministre de la Santé, Franck Vandenbroucke, s’y est opposé en appelant les députés à ne pas voter cet amendement.
L’amendement pour le remboursement de la logopédie pour tous les enfants a été rejeté ce jeudi 29 février lors de la séance plénière. Quelle déception !
Nous retiendrons de cette séance :
– Un combat juste porté avec conviction par la députée Catherine Fonck, soutenue par ses collègues des autres partis de l’opposition, notamment Sofie MerckxSophie Rohonyi et Kathleen Depoorter, et par les 5500 signataires de la lettre ouverte adressée à Franck Vandenbroucke ;
– Le MR qui fait cavalier seul en déposant tout à coup un nouveau projet de loi, à quelques semaines de la dissolution du Parlement pour régler la question alors que la solution était là, à portée de bouton ; – Le  PS qui souhaite soudainement co-signer la proposition du MR alors que le vote de votre groupe hier soir aurait suffit à lui seul pour emporter la majorité. Quelle occasion manquée!
– Ecolo qui ne s’est pas prononcé ;

5500 personnes ont signé l’appel à supprimer le critère QI. 5500! Et autant de familles, de grands-parents, de frères, de sœurs et d’amis qui étaient nombreux hier soir à vous regarder, en ligne et depuis les tribunes.

Nous n’allons pas l’oublier!

Qu’a-t-il été envoyé à Franck Vandenbroucke :
? N’hésitez pas à partager nos publications sur Facebook, Instagram ou LinkedIn avec votre réseau pour récolter un max de signatures !

Ils en parlent, eux aussi :

>> Notre groupement Inclusion-Down se mobilise pour promouvoir la lettre ouverte au moyen de témoignages de famille : voir les témoignages.
>> Journal radio Vivacité, 15/02/2024 : Le Journal de 17h
>> JT de la RTBF (soir), 28/02/2024 : « Logopédie, des conditions de remboursement discriminatoires ? » (9’50 »)

COLLOQUE DU PROJET SANTÉ : LA RELATION DE SOIN AVEC LA PERSONNE EN SITUATION DE HANDICAP INTELLECTUEL : ACCUEILLIR ET ACCOMPAGNER.

À la croisée des défis des professionnel et des besoins des patients

Une journée d’étude pour conférer des outils aux professionnels de la santé (posture, communication, bonnes pratiques) et réfléchir à l’amélioration de l’accessibilité des soins de santé pour les personnes en situation de handicap intellectuel.

Le programme se présente en 4 temps pour parcourir les enjeux d’une santé accessible :

1)La perspective des personnes en situation de handicap intellectuel, des proches et des associations ;

2) Les systèmes de santé : dynamiques et points de vue  (FMM et Alteo);

3) Droit du patient, autodétermination et consentement, partie présentée par des professionnels de différents secteurs (psychiatrie, recherche et droit) ;

4) Présentation de bonnes pratiques et outils par le projet ditesaaa et ses collaborateurs.

 

Découvrez notre programme de la journée : Programme colloque santé 060224

Contact

Informations auprès de Corentin Leroy :
– Par mail : cle@inclusion-asbl.be
– Par téléphone : 0490 56 94 08

 

Inscriptions via notre formulaire.

Non à la ségrégation, oui à l’inclusion !

Mémorandum 2024-2029 : Non à la ségrégation, oui à l’inclusion !

Après avoir rencontré les différents partis politiques (DéFI, PTB, Ecolo, Les Engagés, MR, PS) en vue des élections de 2024, nous vous présentons notre mémorandum pour 2024-2029. Vous y découvrirez la synthèse de nos dix recommandations :

  1. Participation : Rien sur nous sans nous !
  2. Handistreaming : le handicap dans toutes les politiques
  3. Accessibilité de l’information en FALC
  4. Education : un système scolaire inclusif et une éducation spécialisée décloisonnée et de qualité
  5. Désinstitutionalisation : des parcours de vie choisis et des lieux de vie de qualité
  6.  Soins de santé accessibles
  7. Niveau de vie adéquat
  8. Emploi et activités valorisantes
  9. Vieillissement
  10. Protection judiciaire sur-mesure et administration de qualité

Le mémorandum est également traduit en FALC.

>> Découvrez notre mémorandum 2024-2029

 

Les exemplaires imprimés sont disponibles sur simple demande à l’adresse communication@inclusion-asbl.be (gratuit pour les membres d’Inclusion asbl / 5 € frais de port compris pour les non-membres).

Protection juridique : 8 ans après la loi, de nombreux problèmes persistent

La loi de 2013 remplaçant la minorité prolongée par l’administration des biens et de la personne a représenté une avancée importante en termes de respect des droits et des capacités des personnes avec un handicap intellectuel.

Notre association a cependant tenu a rappeler au ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne que de nombreux problèmes persistaient dans son application :

  • le contrôle du travail des administrateurs par les juges de paix est lacunaire (pas de rapport annuel, pas de commission de contrôle des administrateurs professionnels…) ;
  • des frais de déplacement des juges de paix injustifiés ;
  • une mauvaise prise en compte de la parole de la personne en situation de handicap elle-même ;
  • une récente proposition de loi de l’Open VLD – le parti du Ministre – mettant en péril la possibilité pour les personnes avec un handicap intellectuel d’exprimer leurs droits politiques.

Nous avons donc sollicité une rencontre avec le ministre de la Justice afin d’approfondir ces différents éléments et présenter le travail de notre association sur ces questions.

Le courrier au Ministre dans son intégralité

 

 

 

Crédit photo : freepik.com

Une nouvelle loi sur les droits des personnes avec un handicap

Depuis vendredi il y a une nouvelle loi en Belgique.

C’est une loi qui protège les droits des personnes avec un handicap.

La nouvelle loi dit que :
« chaque personne en situation de handicap
a le droit à une pleine inclusion dans la société,
y compris le droit à des aménagements raisonnables »

C’est important qu’il y ait une nouvelle loi.
Cela faisait longtemps qu’Inclusion et d’autres association
se battaient pour ça.

Il y a 2 choses très importantes dans ce projet de loi :

  • 1 : on dit dans la loi que la personne est en situation de handicap.
    Ce n’est plus la personne qui est considérée comme handicapée
    mais c’est la société qui met la personne en situation de handicap.
    Cela s’appelle le modèle social du handicap.
  • 2 : on ne parle plus d’intégration des personnes en situation de handicap.
    Maintenant on parle de leur inclusion dans la société.

Thomas Dabeux est le Secrétaire politique d’Inclusion.
Il a répondu à une interview sur la nouvelle constitution.
Vous pouvez écouter son interview en cliquant ici ou sur l’image.

 

Les droits des personnes avec un handicap désormais dans la Constitution

Depuis vendredi passé, les droits des personnes avec un handicap intellectuel sont inscrits dans la Constitution belge. C’est une avancée majeure, que nous attendons depuis plusieurs années, un socle de première importance pour continuer notre travail de défense des droits des personnes en situation de handicap intellectuel.

Même si les personnes en situation de handicap ne pourront pas directement saisir cet article pour faire valoir leurs droits, il va permettre aux associations qui les représentent, comme la nôtre, d’évaluer les législations en vigueur et les questionner.

L’article 22ter consacre également deux notions de prime importance : l’abandon du modèle médical du handicap – c’est la société qui place la personne en situation de handicap – et l’adoption de la notion d’inclusion au détriment de celle d’intégration.

Les réactions de Thomas Dabeux, Secrétaire politique de notre association, sur LN24 (cliquez sur l’image pour accéder au contenu) :

 

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