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Info session sur la vaccination : la FAQ

Le 30/01 dernier, nous organisions une info session sur la vaccination contre la covid-19 pour les proches des personnes avec un handicap intellectuel. Vous retrouverez sur cette page les questions posées par les participants et les réponses apportées par les intervenants.

Nous avons reçu l’information que seuls les usagers et le personnel des centres résidentiels seraient vaccinés en priorité, ainsi que le personnel des centres de jour mais pas leurs usagers, qui seraient, eux, compris dans la catégorie "reste de la population". Est-ce le cas ?

L’organisation de la vaccination dans les institutions n’est pas simple.

À Bruxelles, il n’est pas certain que la vaccination sur site soit organisée. L’idée est de mettre en place des équipes mobiles pour toucher les personnes qui ne savent pas se déplacer. Tout cela se met en place progressivement.

Si la personne est protégée et représentée par un administrateur, celui-ci devra signer un document donnant l'accord pour la vaccination. Pourrait-on préciser la distinction à faire entre administrateur de biens et administrateur de la personne ? Je suppose que l’administrateur de bien n'interviendra pas dans la vaccination.

Un administrateur des biens prend des décisions pour tout ce qui concerne les biens (emprunts, achats, contrat de mariage, succession, revenus…)  alors qu’un administrateur de la personne prendra des décisions pour tout ce qui concerne la personne elle-même (mariage, adoption, changement de sexe, changement de prénom…).

Lors du passage devant le Juge de Paix, ce dernier a établi une liste des actes pour lesquels chaque administrateur était compétent.

L’administrateur de la personne est donc compétent pour tout ce qui concerne la santé de la personne si cette dernière n’a pas été jugée capable par le Juge de prendre une décision par elle-même.

En effet, si le Juge a estimé que la personne était incapable d’exercer les droits du patient, c’est donc à l’administrateur de la personne de se prononcer.

Dans le cadre du vaccin contre la Covid-19, vu qu’il n’est pas obligatoire, le consentement de la personne est nécessaire. Si elle est incapable de le donner, c’est alors à son administrateur, nommé par le Juge, de prendre la décision.

À Bruxelles, le consentement écrit doit être signé par le représentant légal de la personne.

En Wallonie, seul un consentement oral est demandé.

Concernant la décision de se faire vacciner ou pas, est-ce qu'elle revient à la personne porteuse de handicap ou bien à sa famille? Si la décision revient à la famille, comment la prendre alors que ses différents membres ne sont pas d'accord entre eux ?

Si une personne avec un handicap n’a pas d’administrateur de la personne, nommé par le Juge de Paix, ou que ce dernier a estimé que la personne était capable d’exercer les droits du patient, c’est la personne elle-même qui décide si elle veut se faire vacciner ou pas.

Si la personne n’est pas capable de le faire et qu’un administrateur de la personne a été désigné, c’est alors à l’administrateur de prendre la décision et de signer le document de consentement éclairé.

Par contre, si la personne n’a pas la possibilité de prendre seule la décision et qu’elle n’a pas d’administrateur, la famille sera alors consultée (en premier lieu : les parents). S’il n’y a plus de parents, ce sera alors à la fratrie de décider.

Si la famille ne s’accorde pas sur la décision, le médecin coordinateur de l’institution prendre la décision.

Qui doit prendre l'initiative de la convocation à la vaccination et quel sera le critère des autorités : le domicile légal, l'institution où vit la personne handicapée, les parents... ?

En Wallonie

Pour les personnes en institution, il n’y a pas de convocation vu que la vaccination va s’organiser sur site avec une date imposée par l’AViQ dans le cadre de la vaccination du secteur.

L’institution devra prévenir les familles du jour où a lieu la vaccination pour que la personne avec un handicap intellectuel soit présente dans le service ce jour-là.

À Bruxelles

Même principe qu’en Wallonie, si ce n’est qu’on va essayer de travailler avec les institutions pour qu’elles soient capables d’organiser cette vaccination, que le personnel nécessaire soit présent. La date est imposée dans le sens où la date est figée.

Pour les personnes à domicile, on suppose qu’il y aura une convocation mais la procédure est à ce stade inconnue.

Quelles sont les modalités de vaccination dans les maisons d'hébergement à Bruxelles ? Les résidents sont inquiets car ce ne serait pas le médecin référent qui vaccinerait.

A priori, un médecin référents surveillera la vaccination dans les institutions.

C’est lui qui ouvre l’encodage des vaccins, chapeaute la vaccination… Il y aura un médecin référent mais ce n’est peut-être pas le médecin traitant qui effectuera le vaccin ; il sera cependant envisagé que ce soit un médecin connu des personnes qui soit présent.

La médecine du travail vaccine le personne et médecin coordinateur vaccine les personnes.

En Wallonie, pour les SAJA, il y a souvent moins de médecins coordinateurs. Il a donc été demandé aux institutions d’en trouver un pour qu’il soit présent le jour des vaccinations. Les SAJA se sont retrouvés devant les mêmes difficultés lors des testings généralisés mais tout le monde a fini par trouver un médecin coordinateur.

L’AViQ autorise aussi, comme à Bruxelles, que ce soit le médecin coordinateur qui vaccine le personnel.

Le personnel devra-t-il aussi se faire vacciner dans l'institution ? Si oui, qu’en est-il de la confidentialité par rapport à la direction ? Pourra-t-on se faire vacciner ailleurs ? Si le personnel se fait vacciner en une seule fois et qu'il y a des malades suite au vaccin, comment organiser le travail sur le terrain ?

En Wallonie, le personnel devra se faire vacciner dans l’institution. Il est vrai que se pose, du coup, la question de la confidentialité au moment de la vaccination.

Cette question s’est déjà posée au moment du consentement, lorsque l’institution a dû dire à l’AViQ combien de personne se faisaient vacciner.

Il n’est pas possible qu’une pression soit effectuée par l’employeur pour que le personnel se fasse vacciner. Proposition : la délégation syndicale ou personne de confiance qui s’occupe de récolter les consentements. Cela éviterait toute pression psychologique que le personnel pourrait ressentir de la part de l’employeur.

Se faire vacciner ailleurs est possible mais pas dans cette phase-ci. Cela sera réalisable lorsque la phase B sera enclenchée (vaccination de la population en général).

Il est hautement improbable que tout le personnel soit malade à cause de la vaccination. Il n’y a pas plus d’effets secondaires sur ce vaccin que sur l’ensemble des autres vaccins déjà sur le marché. La proportion d’effets secondaires semble même moindre par rapport aux autres vaccins.

En effet, par exemple, 1 personne sur 100.000 réagirait au vaccin Pfizer. Ce qui reste très faible.

Est-ce possible de se faire vacciner plus tard vu que le vaccin n'est pas obligatoire ? Si oui, à qui s'adresser ?

Cela sera possible mais les modalités restent à déterminer. Ce sera surement lors de la “phase B”, avec le reste de la population et dans les centres de vaccination.

Parents d'un jeune de 20 ans avec une trisomie 21 resté à la maison depuis le Covid : à quand la vaccination pour lui ?

Le handicap ne définit pas la priorité mais bien le fait que la personne vive en collectivité. À ce stade, il n’y a encore aucune priorité définie pour les personnes avec handicap qui vivent à domicile.

L’âge sera surement pris en compte et pas la pathologie (à prendre avec des pincettes car c’est encore en réflexion).

La Belgique n’a pas encore pris de position claire à propos des personnes avec une trisomie 21 Les groupes d’experts n’ont pas encore fait de retours par rapport à une quelconque priorité.

En Wallonie, le vaccin concerne les personnes de plus de 16 ans.

À Bruxelles, les structures pour enfants et adultes ont été scindées. C’est pour cela que l’âge minimum pour la vaccination est de 18 ans.

Est-ce que la famille a le droit d'être vaccinée en même temps que la personne qui vit en institution ?

Non. La famille est à domicile et sera donc assimilée à la population générale. Elle sera convoquée quand son tour viendra, en fonction des critères d’âge définis, lors de la phase B (sauf s’ils font partie des catégories vaccinables en phase 1).

Est-ce que les mesures seront différentes dans l'institution en fonction de si on est vaccinés ou non (au niveau des retours en familles, etc.) ? Les contacts familles (et autres) des résidents DANS le service résidentiel seront-ils possibles ? Ces « décisions » d’ouverture dépendront-elles des directions des SRA ou seront-elles l’objet d’une circulaire AViQ les définissants ? Dans cet ordre d’idée : y aurait-il un espace de concertation prévu avec les personnes porteuses de handicap, et/ou les représentants de la personne lorsque celle-ci est reconnue ?

En Wallonie, il est encore trop tôt pour pouvoir répondre à cette question.

Il va falloir attendre la vaccination d’une partie de la population pour pouvoir ouvrir les institutions. Le but du vaccin est de permettre à tout le monde de retrouver, à terme, une vie normale.

Quand on aura vacciné le secteur, il y aura surement une circulaire avec un positionnement qui sera pris au niveau de l’AViQ. Néanmoins, les circulaires sont prises après concertation. Tant au niveau de l’AViQ que du cabinet, on essaie de prendre en compte les remarques formulées et l’intérêt des personnes comme de leurs familles.

À Bruxelles, les efforts devront continuer à être maintenus tant qu’une certaine immunité collective n’a pas été atteinte.

L’usager sera-t-il surveillé médicalement pendant le quart d’heure après l’injection (comme dans les maisons de repos) ?

Oui, toute personne sera surveillée pendant au moins 15-20 minutes après administration du vaccin.

Une fois vacciné et après chacune des doses du vaccin administrées, est-ce que je peux reprendre le travail normalement en continuant bien sûr de respecter les gestes barrières ?

Il est fort probable que tout le monde puisse continuer à travailler normalement après la surveillance des 15-20 minutes suivant l’administration du vaccin.

Est-ce que le fait d'être vacciné protège également contre les virus que l'on appelle "variants" ?

Toutes les informations vont dans ce sens-là ; les experts expliquent que les vaccins protègent contre les différents variants.

Ceux-ci se propageant plus vite, nous sommes donc face à un exercice contre la montre pour essayer de faire face à cette 3e vague.

A-t-on le choix du vaccin ? Est-ce que le médecin traitant peut venir dans l’institution lors de l’injection du vaccin ?

Le vaccin administré dans le secteur sera celui de Pfizer.

Le médecin traitant peut se rendre en centre pour vacciner mais cela doit se faire sous la responsabilité du médecin référent de l’institution.

Le vaccin est conditionné en flacons contenant 5 à 6 doses. Un médecin qui viendrait vacciner tout seul devrait donc tenir compte qu’il ne peut pas casser la chaine du froid des doses qui restent dans le flacon.

Qu’en est-il des travailleurs en ETA ?

En Wallonie, les ETA  ne sont pas reprises dans cette première phase. Les professionnels qui y travaillent devraient donc a priori se faire vacciner avec la population générale.

Il semblerait cependant que les professionnels des ETA soient vaccinés en fin de phase 1B mais l’information est à vérifier.

À Bruxelles, la question n’a pas encore été traitée. Elle sera apportée à la Task force de la région Bruxelloise.

Est-ce qu’on peut avoir accès aux informations récoltées quant aux éventuels effets secondaires ?

Il faut se rendre sur les sites fédéraux de Sciensano et interpeller son médecin.

Est-ce que les professionnels et résidents vaccinés pourront laisser tomber les masques ?

Non, il faudra attendre, notamment l’immunité collective.

Est-ce que les personnes qui ont été vaccinées pourront retrouver une vie normale ?

Non, il faudra encore attendre.

Y a-t-il des modalités prévues aux effets secondaires, médicalement et psychologiquement ?

Les effets secondaires constatés sont assez faibles. La majorité des personnes vaccinées ne développent pas d’effets secondaires.

Pour qui un consentement écrit est-il nécessaire ?

Pour les personnes avec un représentant légal domiciliées à Bruxelles.

Est-ce qu’on arrête le testing 15 jours avant la vaccination ?

Il ne faut pas avoir été testé positif dans les 15 jours avant la vaccination. L’information est à vérifier.

Les mesures préventives seront-elles différentes entre personnes vaccinées et non vaccinées ?

Non. Pour les institutions collectives, il  n’y aura pas de distinction entre personnes vaccinées et non vaccinées.

Est-ce que l’administrateur de la personne peut être présent lors de la vaccination de la personne ?

Il n’est pas forcément nécessaire qu’elle soit là. Les centres ne pourront pas accueillir tout le monde. Cela créerait en effet un rassemblement de personnes le jour de la vaccination, ce qui n’est pas opportun dans le cadre des mesures Covid.

Qu’en est-il de la vaccination pour les personnes qui fréquentent un centre de jour à raison d’une semaine sur deux ou qui ne seront pas là au moment de la date de vaccination prévue ?

La livraison du vaccin à une date unique est compliquée vu que les personnes fréquentent le centre 1 semaine sur 2.

À Bruxelles, le centre sera contacté par la COCOF pour voir comment il va fonctionner. Vu la complexité d’organisation, tout cela sera évalué au cas par cas avec les centres, à leur rythme.

En Wallonie, cela n’est pas possible. La planification est complexe. Les usagers qui doivent se faire vacciner devront revenir au centre le jour prévu.

 

Qu'en est-il du consentement de la personne qui n'a pas de représentant légal ?

Il faut aider la personne avec un handicap à comprendre. Il faut lui expliquer avec un langage accessible et ne pas la laisser seule face à ce choix. L’outil sur le vaccin développé par Santé BD et adapté à la Belgique par Handicap & Santé (https://www.inclusion-asbl.be/outils/le-vaccin/) peut être utile pour cela.

Si une réaction à la vaccination est faite dans les jours suivants et que cela ressemble aux symptômes de la Covid, la personne doit-elle se faire tester ?

Si la réaction survient au moment de la première dose, il est fort probable que oui. L’information est cependant à vérifier auprès des références scientifiques.

Comment identifier les groupes à risques dans la population ? Quid des résidents français ? Quid pour les personnes qui ne savent pas respecter la distanciation sociale ? Est-ce un critère de priorité ?

Les résidents français sont repris dans cette phase de vaccination, comme tous les autres.

Quant à l’identification des groupes à risques, cela a été fait via les task force qui ont édicté la stratégie de vaccination. Les Régions s’alignent sur cette identification des groupes à risques et mettent les choses en place pour répondre à ces règles.

Le souci est d’identifier les personnes selon d’autres critères que l’âge (ex : diabétiques). Qui va donner l’information que ces personnes sont à risques ? C’est toute l’interrogation qui n’a pas de réponse pour le moment.

Est-ce que les personnes qui ne sont pas institutionnalisées pourront bénéficier plus vite du vaccin si elles ne savent pas respecter les distances sociales au vu de leur handicap ?

A priori non. Toutes les décisions n’ont cependant pas encore été prises quant aux personnes avec un handicap.

De plus, identifier une priorité sur base des comportements d’une personne est très complexe.

Comment faire pour laisser le choix à la personne jusqu’à la fin vu qu’elle doit décider à l’avance ?

On doit bien entendu laisser quelques jours de réflexion aux personnes dans les institutions ; mais à un moment donné, il faut bien commander les vaccins.

En Wallonie, toutes les collectivités ont déjà été sollicitées pour communiquer le nombre de personnes souhaitant être vaccinées pour que l’AViQ commande la quantité adéquate de doses. A un moment donné, il faut bien poser un choix.

Si la personne ne se fait pas vacciner directement, elle pourra toujours le faire par la suite, dans le cadre de la vaccination de la population générale.

Au niveau des doses supplémentaires, l’AViQ a envoyé une liste de personnes qui devraient les recevoir. La veille de la vaccination, chaque institution doit identifier dans son voisinage quelle personne pourrait bénéficier de ces doses supplémentaires.

À Bruxelles, on connait le nombre de personnes dans les institutions et le nombre de membres du personnel y travaillant.

Le contact va être pris avec chaque institution +/- 9 jours avant la date de vaccination pour connaitre précisément le nombre de doses nécessaires pour la vaccination. Si, le jour de la vaccination, des personnes changent d’avis, les vaccins restants seront renvoyés vers le SIAMU pour que les pompiers soient vaccinés.

Quand la vaccination sur site aura lieu pour les centres d’accueil de jour, quel médecin va vacciner ? Comment ses honoraires seront-ils payés ?

C’est le médecin qui aura été choisi par le centre, en partenariat avec la Fédération des Médecins généralistes, comme lors des testings collectifs.

Pour le paiement, aucun chiffre officiel n’a été rendu mais il y aura une proposition de paiement du médecin à l’heure. Médecin référent ou attaché à la médecine du travail, chacun aura le même montant. Celui-ci sera facturé à l’institution et pris en charge par la suite par ses subsides fonctionnels.

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